Le week-end du 30 janvier au 1er février, Marie-Hélène et Hélène se sont retrouvées avec d’autres jeunes professes de congrégations ignatiennes pour une session sur le thème du « temps ».
Notre vie religieuse est rythmée par les temps communautaires, personnels et apostoliques. Les mails, les rencontres nous sollicitent et demandent une certaine organisation de notre temps. Notre agenda ne doit jamais être bien loin d’ailleurs. Comment gérer ou plutôt comment ordonner son temps ? Ce qu’on me demande est-il urgent et important ? Puis-je le déléguer ? Le remettre à plus tard ?
Lors de ce week-end, nous avons échangé sur nos difficultés en la matière et partagé sur ce qui nous aide à vivre
pleinement dans le moment présent. Comme le faisait remarquer l’une des formatrices, pour les hébreux, « ce n’est pas le temps qui passe, mais c’est nous, les êtres humains, qui passons dans le temps ». Nous étions invitées à voir le temps, non pas tant comme une donnée objective, mais à veiller à la manière de le vivre, d’habiter le temps. Un seul temps est réel, un seul temps nous est donné : le présent.
Les activités proposées étaient variées : exercices concrets sur le temps, topo, témoignage, échanges en petit groupe, et… deux heures de danse Chantraine qui nous auront bien fait goûter le moment présent, en toute simplicité et avec la joie visible sur les visages. Ce week-end était riche en fraternité et en partages dans la confiance et la bienveillance. Nous nous réjouissons déjà du prochain week-end interjuniorat !
Voici quelques retours de certaines d’entre nous en fin de week-end :
« Je suis très contente de ce week-end. Je repars avec un petit pas concret pour moi : face à un imprévu, je souhaite m’arrêter et me poser la question : comment cet imprévu peut me permettre de grandir, qu’est-ce que cela peut m’apporter de bon ? Plutôt que de me laisser déstabiliser par cet imprévu qui vient chambouler mon planning bien ficelée ».
« Je pars avec la joie et je suis relaxée. Ce thème m’invite à vivre au présent et m’invite à organiser mon temps. »
« Je repars du week-end avec l’envie de bien vivre le temps présent, l’envie de ne pas me culpabiliser : ce que je n’arrive pas à faire aujourd’hui, ce n’est pas si grave ! »
« Je repars enchantée et aussi… « endansée », avec ce magnifique cadeau de la danse vécu pleinement. Je retiens que je ne peux pas choisir ce qui va se passer dans ma journée, mais je peux travailler sur la façon dont j’accueille le temps et dont je le vis. »